Les 10 derniers signataires
| BRIAT AGNES ASSISTANTE COMMERCIALE - LAMBERSART |
| MACÉ PHILIPPE CHARGÉ D'AFFAIRES - GUÉRANDE |
| PRIME JÉRÔME COLLÉGIEN - EVREUX |
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| MOUTEL LOUIS PRÉ-RETRAITÉ - NANTES |
| GILLET EMMANUEL JURISTE - COURBEVOIE |
| GERSANT ANTOINE ETUDIANT - PARIS |
| COURT LAURENT DOCKER - ISTRES |
| GUILLEMIN LUCETTE RETRAITÉEL - LE HAVRE |
| LE FALHER JEAN FRANCOIS POSTIER - LE POULIGUEN |
Plus de 30.000 sites web utilisent le domaine .cat
lundi 29 septembre 2008, par Association Point BZH

Cela fait trois ans que l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN) a donné son feu vert pour la création de l’extension Internet .cat. Cinq mois après l’approbation par cette entité internationale responsable de la gestion des domaines de niveau supérieur, l’extension Internet pour les sites webs de la communauté culturelle et linguistique catalans inondaient la toile avec la création des premières pages. Et depuis cette date, ce n’est pas fini. À l’heure actuelle plus de 30.000 sites web utilisent le .cat, et il est possible que ce chiffre augmente considérablement avec la réduction d’un tiers du prix de ce domaine, annoncée aujourd’hui par la Fondation PuntCat. Le .cat, en plus d’avoir su se faire connaître dans notre pays, a aussi dépassé ses frontières et a servi de modèle pour de nombreuses autres communautés culturelles et linguistiques. De la Galice au Québec, et de l’Écosse à la Vénétie.
En avril 2006, par exemple, une douzaine d’organisations galiciennes ont ouvert une campagne pour recevoir l’adhésion d’institutions, d’entreprises et de particuliers en faveur du. gal, dans la ligne de celle qui avait ouvert en 2005 par la Fondation PuntCat et qui avait récolté soixante mille signatures. Pour le moment, neuf mille Galiciens ont déjà signé la pétition de l’Association PuntGal. Quelques signatures de plus pour la campagne de l’Association PuntBZH qui récolte dix sept milles signatures en faveur de la création d’un domaine breton. Les promoteurs revendiquent le droit de la Bretagne d’obtenir le .bzh, en tenant compte de ce que la Catalogne a ouvert son extension pour promouvoir sa langue et sa culture, et les territoires français de Guadeloupe, la Guyane, la Martinique et la Réunion disposent déjà de leurs propres extensions .gp, .gf, .mq et. re’. En plus du support du Conseil Régional et des conseils généraux de la Bretagne, le .bzh a obtenu un support inespéré : celui de l’actuel président français (alors ministre de l’Intérieur) Nicolas Sarkozy, qui déclarait que "le désir de créer un domaine Internet de niveau supérieur pour la communauté bretonne, comme le .cat en Catalogne, me semble une demande qui ne présente aucun problème".
En un autre pays celte, le Pays de Galles, a déjà plus de six mille personnes convaincues "que la langue et la culture galloises constituent une communauté qui devrait pouvoir s’identifier avec un domaine de niveau supérieur propre et reconnu sur Internet : le .cym". Et en Écosse une organisation travaille pour obtenir un identificateur national .sco. Dans ces deux territoires, l’attente de la reconnaissance de l’ICANN des domaines .cym et .sco semble plus faible du fait qu’il existe des sous-domaines de type sco.eu et cym.eu. Sans quitter la Grande Bretagne, l’autre nation celte au sud de l’île, Cornouailles, demande un domaine .ker, et même en Angleterre il y a partisans de réclamer un .eng.
De l’autre côté de l’Atlantique, la communauté francophone du Québec se mobilise depuis presque deux ans pour obtenir le. quebec, un domaine qui pour le moment a déjà obtenu le support unanime de l’Assemblée Nationale Québécoise. Finalement, dans leur revendication d’un domaine propre, la Flande et la Frise n’ont pas choisi de se référer à l’exemple du succès du .cat. Pour justifier l’existence future des .vl et .frl, respectivement, ils ont lancé à l’été de 2006 une campagne en mettant en avant l’existence du domaine territorial .ax, spécifique aux îles d’Aland, un territoire autonome de la Finlande où plus de 26.500 personnes de langue suédoise vivent.
Le processus d’obtention du domaine catalan sur Internet a aussi été le modèle auquel des communautés linguistiques très peu connues se sont raccrochées. Des exemples en sont la revendication du domaine. .ven pour la région de Vénétie ou le. lli, comme espace d’expression et diffusion de la communauté culturelle et linguistique léonais, qui "montre un développement important ces dernières années" grâce à "l’élan de création, de publication et d’usage de la langue léonaise à travers les TIC". Et en Asturies, géographiquement et linguistiquement voisine, ils demandent un. ast "pour la communauté dont l’asturien est la langue de communication ou pour ce qui concerne la culture asturienne". Dans ce cas, tout de même, il faut rappeler que pour s’identifier sur Internet les Asturiens utilisent habituellement, depuis des années, le domaine territorial .as, correspondant à la Samoa Nord-Américaine.
Changement de politique de l’ICANN
Toutes ces initiatives, plus ou moins inspirées du .cat, ont reçu avec satisfaction le 26 juin dernier la décision du conseil directeur de l’ICANN d’approuver un règlement qui réglementera la politique de concession et d’exploitation des adresses Internet. La proposition est d’ouvrir l’éventail de nouveaux domaines génériques de niveau supérieur (de trois lettres ou plus), limité à l’heure actuelle à vingt et un (comme les populaires. comme, .org. net, .biz. info ou le même .cat). De nombreux détails du plan doivent encore être résolus, cependant, si les délais prévus sont respectés, les premiers nouveaux domaines commenceront à être en vigueur en fin 2009 ou, plus probablement, en 2010. D’abord, il est prévisible que les suffixes génériques qui s’ajouteront à la vingtaine actuellement en vigueur se limiteront au secteur économique et à des organisations et à des institutions importantes, comme les mairies. Villes À côté des pétitions pour les domaines génériques pour des communautés linguistiques et culturelles, il est aussi apparu des villes intéressées qui souhaitent renforcer leur communication avec un suffixe propre, comme Berlin, Hambourg, New York et Paris. Il semble que la Mairie de Barcelone serait aussi intéressée en un .bcn, malgré quelques voix qui s’élèvent pour considérer que cela ne tombe pas bien du fait de l’obtention récente du .cat.
Traduit du catalan. Source : Vilaweb - 17/09/2008